« Après 3 heures d’immersion au port, il marchait encore! »

Interview

Aurélien Ducroz

Double champion du monde de ski freeride, Aurélien Ducroz est en passe de devenir un skipper hors pair. Aligné pour la deuxième année consécutive sur le Tour de France à la voile cet été, lui et son équipage COVED ont signé une magnifique 4ème place au général, s’offrant même le luxe de s’imposer lors de la dernière régate. Ayant utilisé son smartphone en tant que GPS durant toute l’épreuve, il nous explique comment son TREKKER-M1 a été un véritable outil d’aide à la navigation à bord de son trimaran. A quelques jours du départ du Vendée Globe, il nous livre également son regard et ses pronostics sur le célèbre tour du monde en solitaire qui partira dimanche des Sables d’Olonne, cap vers le grand large !

L’interview

Le dernier Tour de France à la voile a été l’occasion de tester l’étanchéité, à l’eau douce et à l’eau de mer, de ton TREKKER-M1. Quel bilan tires-tu de ce mois de test grandeur nature ?

La grande problématique en mer, c’est l’étanchéité. Une fois que tu as résolu ce problème, c’est déjà une énorme avancée. Au début, j’avais presque du mal à croire qu’un smartphone puisse être totalement étanche. Le mien a finalement passé tout le mois de juillet sur l’eau à bord d’un Diam 24 où il a été mis à rude épreuve. Je le rangeais simplement dans la poche avant de mon gilet, comme on le voit sur la vidéo, une poche qui n’est absolument pas étanche et qui reçoit toutes les projections d’eau. A la fin de chaque course, il me suffisait de le nettoyer à grande eau, comme je le fais avec mon ciré.

Comment as-tu utilisé ton TREKKER-M1 sur cette compétition ?

En bateau, tout doit être simple et sans artifices. Nous avions donc besoin de quelque chose de fiable et efficace pour palier à l’électronique quasi inexistant sur les Diam 24. Grâce à son GPS et à l’application Navionics (utilisée aujourd’hui par 95% des plaisanciers), le TREKKER-M1 nous a permis d’effectuer toutes les tâches liées à la cartographie marine, aussi bien à terre qu’en mer : préparation des navigations et visualisation de notre parcours afin de définir en temps réel les caps à suivre. Pour l’anecdote, j’avais dû changer au moins 5 fois de téléphones auparavant. Je les faisais tout le temps tomber au port et en bateau tout va très vite ! Mon TREKKER-M1 n’a pas échappé à la règle mais quand on me l’a rendu après 3 heures d’immersion, il marchait encore!

J’imagine que tu suis avec attention le prochain Vendée Globe. Seras-tu présent aux Sables d’Olonne pour le départ ?

Oui, je vais soutenir les amis ce week-end et en profiter pour me rendre compte, par moi même, de l’ambiance au départ de ce tour du Monde, mais j’y vais aussi et surtout pour rêver ! Le Vendée Globe, c’est comme partir à la conquête de l’Everest des mers et c’est mon objectif pour 2020 ! Ces 3 mois autour du monde sont le projet d’une vie. Ce n’est pas facile à atteindre mais j’espère que le mien prendra forme.

Quels sont tes pronostics pour ce Vendée Globe ?

Pas facile à dire. Tous les skippers ont des objectifs, des histoires et des bateaux différents. Cette année, il y a un très beau plateau avec 6 bateaux neufs équipés de foils, la première fois que ce type d’équipement sera autorisé au départ du Vendée. Cela va ajouter du piment à la course. Ils sont extrêmement rapides et puissants, un gros avantage. Le Vendée Globe 2016 nous permettra de savoir si ces bateaux ultra aboutis tiendront 3 mois de navigation dans des conditions difficiles sachant qu’il est rare de terminer un tour du monde avec un bateau entier !

Pour ce qui est des pronostics, plusieurs noms et projets me viennent en tête : Sébastien Josse sur Gitana, Armel Le Cléac’h, Alex Thomson, le seul britannique et enfin Jérémy Bayou l’unique bateau ancienne génération sur lequel il a ajouté des foils. C’est lui qui a gagné la dernière Transat New-York – Vendée, donc son bateau est fiable.

Enfin, on a Vincent Riou. Il est très polyvalent et sait tout faire. Il en est à sa quatrième participation au Vendée Globe et connait son bateau sur le bout des doigts.

Cette année promet d’être une sacrée régate autour du monde avec le groupe des bateaux de dernière génération qui devraient mettre entre 70 et 80 jours et les embarcations d’ancienne génération qui devraient boucler l’épreuve en plus de 100 jours. 3 mois à se tirer la bourre et à être aux coudes à coudes !

En images

équipement utilisé

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